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L'OLYMPIENNE JENNA MARTIN AU 400 MÈTRES À MONTRÉAL

L'OLYMPIENNE JENNA MARTIN AU 400 MÈTRES À MONTRÉAL

2014-02-27

Par : Jim McDannald

Ottawa - Athlétisme Canada est heureux d'annoncer que Jenna Martin, de Bridgewater, N.-É., courra le 400 mètres féminin invitation lors du premier Ouvert en salle d'Athlétisme Canada.  Jenna a été sacrée championne canadienne à deux reprises au 400 mètres et olympienne en 2012.  Elle fut une partie intégrante de l'équipe féminine du relais 4x400 mètres qui a participé aux deux derniers championnats du monde de l'IAAF.  Jenna s'entraîne présentement à Toronto sous la gouverne des entraîneurs Anthony McCleary et Desai Williams.

AC :  Que retenez-vous de la saison 2013? 

JM :  2013 fut une année pleine de hauts et de bas pour moi du côté sportif. Je me suis blessée au début de la saison en plein air et je n'ai pu revenir assez forte à la fin de la saison.  La présente saison est ma première année d'entraînement avec le groupe de Toronto, et j'ai déjà quelques résultats formidables avec un record personnel au 300 mètres et un au 60 mètres.  Je travaille sur ma vitesse, cela a toujours été une composante sur laquelle j'avais besoin de travailler. Je suis très contente de la transition et je suis très positive pour le futur. 

AC : À quoi ressemble un jour typique dans la vie d'une athlète d'élite? 

JM : Une journée typique commence par l'éveil et la préparation pour l'entraînement.  L'entraînement occupe la plupart de mon temps, et lorsque je ne m'entraîne pas, je fais ce qu'il faut pour récupérer et me préparer pour le prochain jour d'entraînement.  Ça commence par une bonne quantité de repos, alors mon heure de coucher est normalement assez tôt.  Un autre facteur important est ma nutrition.  Je m'assure d'avoir des repas bien équilibrés; assez de glucides, de protéines, des fruits et légumes, etc. Je ne suis pas une diète stricte. Je mange bien, et, si je veux une gâterie de temps à autre, j'en prends une.  Quelquefois, les athlètes deviennent vraiment maniaques en ce qui concerne ce qu'ils mangent, mais cela n'a jamais fonctionné avec moi. Je deviens folle et finis par manger plus de sucreries que j'en ai besoin.  J'en prends en modération!  Je suis une fan de bains au sel d'Epson et d'étirements de yoga pour la récupération loin de la piste; ainsi que d'avoir la massothérapie, des soins de chiropractie et des bains de glace.  Notre façon de performer sur la piste vient de la façon dont nous prenons soin de notre corps hors de la piste. 

AC : Sur quoi travaillez-vous à l'entraînement et/ou en compétition pour continuer à devenir plus rapide? 

JM : En plus de l'entraînement ardu de base et spécifique, mes entraîneurs m'ont vraiment aidé avec ma technique, et ceci a joué un grand rôle sur mes temps.  J'ai encore du travail à accomplir.  Ça n'arrive pas du jour au lendemain.  Mais, lorsque ça clique, je continue de devenir plus rapide.  Aussi, faire de la musculation très spécifique m'a aidé.  Mes muscles ont tendance à gonfler très facilement lorsque je fais de la musculation.  Alors, avoir un programme spécifique et précis pour la façon que mon corps répond a joué un grand rôle.  Je deviens plus forte sans devenir plus grosse et avoir à porter toute cette masse autour de la piste pour un 400 mètres.

AC : Lors des sprints en salle, comment ajuster vous la mécanique ou technique afin de compenser pour les courbes plus serrées? 

JM : En salle, c'est parfois délicat parce que les pistes ne sont pas toutes pareilles.  Quelques-unes ont des inclinaisons plus faibles, certaines en ont des plus fortes et quelques-unes comportent des virages plus serrés que d'autres.  Lors du 400 mètres, cela peut jouer un grand rôle.  Plus l'inclinaison est élevée pour nous, mieux c'est, on tend à courir plus vite.  À part de ça, la stratégie de course ne change jamais, malheureusement, ce n'est que la piste qui change. 

AC : Après la bonne saison de l'an dernier, sur quels buts vous concentrez-vous cette année?

JM : Mon but est définitivement de courir les temps dont je suis capable.  Plus de 52 (secondes), je veux courir des 51 bas régulièrement.  Je suis sûrement capable de courir beaucoup plus vite que cela, alors il faut juste que je continue à travailler fort et intelligemment et à me fier à mes entraîneurs.  Le reste est entre les mains de Dieu. 

AC : Quels aspects de l'athlétisme vous apportent le plus de plaisir? 

JM : Ce qui m'apporte le plus de plaisir est d'obtenir des résultats.  Comme athlète, c'est très frustrant de s'entraîner de la façon dont on le fait et de mener une vie remplie de sacrifices et de ne pas obtenir des temps plus rapides, que nous savons que nous pouvons courir. 

AC : À quoi avez-vous le plus hâte lors de votre voyage à Montréal pour l'Ouvert en salle d'AC? 

JM : J'ai hâte de voir mes coéquipières canadiennes et de finalement concourir à un championnat national en salle.  Ça fait longtemps que le Canada n'a pas tenu un championnat national en salle.  Ce sera mon premier. 

L'Ouvert en salle d'AC de 2014 aura lieu à Montréal, au Québec, du 14 au 16 mars, au Complexe sportif Claude-Robillard.  L'événement sert de Championnat canadien pour les athlètes des catégories junior et jeunesse, et il présentera plusieurs olympiens et membres de l'équipe du Championnat du monde dans les épreuves sur invitation.  Pour plus de renseignements sur la première édition de l'Ouvert en salle d'AC, ainsi que pour les inscriptions, veuillez consulter www.indoors.athletics.ca

-AC-

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