Fédération Québécoise d'Athlétisme

Accueil > Nouvelles > MARC-ANTOINE LAFRENAYE-DUGAS, ATHLÈTE DU MOIS DE JUIN DE LA FQA

MARC-ANTOINE LAFRENAYE-DUGAS, ATHLÈTE DU MOIS DE JUIN DE LA FQA

MARC-ANTOINE LAFRENAYE-DUGAS, ATHLÈTE DU MOIS DE JUIN DE LA FQA

2014-07-10

Par Josée-Anne Sarazin-Côté

Crédit photo : Yves Longpré


Montréal - Établir un record du Québec est un accomplissement dont peu d'athlètes pourront se vanter. Même s'il est (très) loin d'être vantard, Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas (Club d'athlétisme de Sherbrooke)  a réussi l'exploit en juin, lors du dernier Ian Hume. Il a relégué aux oubliettes un des plus anciens record du Québec, celui du lancer du disque, qui appartenait à Luc Poirier depuis 1982. Son lancer de 54,89 mètres a éclipsé l'ancien record de 54,32 mètres. 

Déjà là, l'exploit est assez remarquable en soi. Comme si ce n'était pas assez, une dizaine de jours plus tard, Marc-Antoine est allé mettre la main sur le record du lancer du marteau, lors des championnats canadiens seniors, à Moncton. En lançant 64,75 mètres, il a délogé l'ancien record d'Alexandr Bespalov de 64,42 mètres datant de 2011.

Deux records du Québec en aussi peu de temps, un sérieux remarquable, une grande humilité et de très longs cheveux... L'athlète du mois de juin de la Fédération québécoise d'athlétisme est Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas. 

 

Nom : Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas

Âge : 22 ans

Discipline : poids, disque, marteau

Records personnels : 16,79 m, 54,89 m et 64,75 m (respectivement)

Pratique l'athlétisme depuis : 2005

Faits inusités : Je me fais pousser les cheveux depuis le début de ma carrière d'athlétisme.

 

Deux records du Québec, dont un des plus anciens que la FQA avait, dans le même mois : comment te sens-tu?

Je suis vraiment heureux! J'espérais en avoir au moins un des deux cette année, mais battre le record du disque à ma première compétition de l'année, c'était vraiment au-dessus de mes attentes. J'ai vraiment connu une bonne saison intérieure, maintenant je connais une bonne saison extérieure, bref, tout va comme sur des roulettes, c'est très motivant!

En lançant ces deux fameux records, comment t'es-tu senti? Savais-tu que tu venais de faire quelque chose de gros? 

Pour le marteau, j'avais déjà ouvert l'année avec un gros PB et je ne m'attendais pas à pouvoir améliorer ma marque aussi rapidement. Et pour être honnête, la compétition de marteau avait assez mal commencé. Je suis tombé à mon premier lancer, chose qui ne m'arrive vraiment plus fréquemment! J'espérais seulement réussir une marque acceptable! Mais finalement, j'ai réussi un lancer, ce qui m'a permis d'ouvrir la machine. La vitesse était là et j'ai donc connu une très bonne fin de compétition. Pour le disque, je ne m'attendais à rien encore une fois. Je n'avais pas eu la compétition souhaitée en avant-midi au marteau (au Ian Hume) et j'étais au gros soleil depuis 10 h le matin lorsque j'ai lancé le disque à 14 h 30. À mon premier lancer, je pensais avoir fait quelque chose de bon, mais sans plus. Lorsqu'on a entendu le chiffre, tout le monde était sous le choc! Personne ne s'y attendait.

Croyais-tu lancer aussi loin des deux journées?

Comme je l'ai dit plus haut, dans les deux cas, je ne m'attendais pas à un tel lancer. Je dois admettre que ce genre de situation est plutôt fréquent en lancer! 

Comment va être le reste de ta saison? As-tu des objectifs en particulier?

En fait, on va profiter de ma bonne condition physique pour lancer le plus possible. Tant que ça va bien, on en profite pour faire le plus de compétition, ainsi on obtient beaucoup d'« entrainements » de qualité. D'ici la fin de ma saison, je voudrais me rapprocher le plus possible des standards pour les championnats du monde universitaires de l'an prochain. Mais le plus gros défi consiste à me spécialiser dans un lancer. Je me donne jusqu'en septembre pour sélectionner un lancer, pas facile de choisir!

Pour l'an prochain, quels seront tes objectifs?

Je voudrais vraiment réussir à me qualifier pour les championnats du monde universitaires. C'est pour cette raison que je veux choisir un lancer cette année, afin de mettre toutes les chances de mon côté pour atteindre les standards l'an prochain.

Tu connais une progression constante, comment expliques-tu ça?

Je crois qu'en lancer, c'est plus normal. Un lanceur atteint son sommet plus vers 26-27 ans, vu les exigences plus élevées en forces maximales qu'exige la discipline. J'ai aussi la chance d'avoir eu et d'avoir présentement de bons entraineurs qui me motivent à m'entraîner. J'ai également un nouveau préparateur physique qui fait un travail incroyable. Si on jumèle effort constant et bons entraineurs, on n'a pas le choix d'obtenir une progression.

Quel est ton lancer préféré et pourquoi? 

Si seulement j'avais la réponse à cette question! Ça m'éviterait tout un dilemme! J'aime tous les lancers (excluant le javelot, que j'aime un peu moins). Chacun a ses forces et faiblesses, des particularités qui font que je les aime et parfois qu'ils m'énervent! Par exemple, le marteau est très technique, ce que j'aime bien, mais c'est difficile d'y mettre toute la force qu'on voudrait, car il y a beaucoup de paramètres à tenir en compte. Le disque lui est vraiment plaisant, mais c'est parfois frustrant de voir un lancer totalement raté simplement parce que l'angle n'était pas adéquat. Pour le poids, c'est plaisant de pouvoir forcer en fou, mais il ne procure pas la même satisfaction que les deux autres à voir un engin disparaitre au loin.

Quel genre d'athlète es-tu à l'entraînement? 

Je suis un athlète plutôt assidu qui aime beaucoup lancer et je suis aussi assez perfectionniste. Ça ne prend pas une grosse erreur pour me déranger et je suis du genre à lancer tant et aussi longtemps que je n'ai pas trouvé la solution à mon problème. Cela dit, j'aime bien quand l'atmosphère est détendue, je ne suis donc pas toujours d'un sérieux irréprochable.

Comment arrives-tu à conjuguer entraînement et études?

Je dois admettre que dans mon programme d'études, ça se fait plutôt bien. En effet, en kinésiologie à l'université de Sherbrooke, la faculté aide beaucoup les étudiants avec des politiques sur les camps d'entraînement et les compétitions. De plus, ma faculté étant juste à côté de mes aires d'entrainement, je n'ai pas trop de difficulté à glisser un entrainement dans n'importe quel trou de mon horaire. 

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la prochaine année?

D'avoir fait le meilleur choix pour mon futur lancer!

Merci Marc-Antoine et bonne chance dans l'atteinte de tous tes objectifs!

Toutes les nouvelles