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EVAN DUNFEE ET LES MARCHEURS À L'ASSAUT D'UN RECORD CANADIEN À MONTRÉAL

EVAN DUNFEE ET LES MARCHEURS À L'ASSAUT D'UN RECORD CANADIEN À MONTRÉAL

2015-01-20

Montréal - Le Championnat canadien en salle 2015 Hershey aura lieu du 20 au 22 février, à Montréal. Parmi les nombreux athlètes de l'équipe nationale du Canada qui seront au championnat, le marcheur Evan Dunfee, de Richmond, C.-B., participera à l'épreuve du 5000 mètres marche, le samedi 21 février.

Evan est champion canadien à quatre reprises et détenteur du record canadien du 20 km marche. Le Championnat canadien en salle Hershey sert de championnat national pour les athlètes de catégories d'âge jeunesse et junior.  L'événement comporte aussi une compétition présentant des athlètes de l'équipe nationale du Canada dans des épreuves ouvertes. 

AC : Vous avez récemment réussi un record personnel au 50 km.  Pouvez-vous nous en dire plus sur la course et les conditions en Australie?

ED : La course de décembre fut une expérience plaisante pour environ 35 km.  J'ai débuté fort et je me sentais bien, et me dirigeais vers un temps sous 3:50 (3 heures 50 minutes).  J'ai frappé un mur et les 15 derniers km étaient traîtres.  J'ai réussi à tenir mon bout et à obtenir un petit record personnel et une qualification pour le Championnat du monde (Beijing – Août 2015).  Mais plus important, j'ai beaucoup appris de l'épreuve en terme de où j'en suis et sur quoi il faut que je travaille pendant les deux prochaines années avant Rio afin d'être compétitif avec les meilleurs gars. 

AC : Une épreuve spéciale de 5000 m est à l'horaire du Championnat canadien en salle 2015 pour vos partenaires d'entraînement et vous, afin de tenter de battre le record en salle de Tim Berrett de 18:47,56.  Êtes-vous confiant que ce record, vieux de presque 22 ans, peut être brisé?

ED : N'ayant jamais concouru en salle, je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre. Pour marcher 18:45, ça prend une vitesse de 3:45 au km.  Ceci prend une cadence de plus de 200 foulées par minute. Je ne sais pas exactement comment ceci sera différent sur une piste de 200 m comparativement à une piste de 400 m.  De plus, la qualité de l'air est beaucoup différente, ce qui nous affectera certainement lorsque nous travaillerons avec un effort presque maximal pendant si longtemps.  Ceci dit, nous avons tous les trois marché sous 19 minutes ou plus vite en plein air (Inaki Gomez: 18:45; moi-même: 18:53; Ben Thorne: 19:00), et nous tendons à sortir le meilleur de nous lorsque nous concourrons ensemble.  Alors, je peux définitivement voir un de nous, sinon les trois, passer sous la marque de Tim. 

AC : Quelle était la sensation lors de la Coupe du monde de marche 2014 de l'IAAF lorsque vous avez établi le record canadien, terminé 11ème et l'équipe s'est classée 4ème?

ED : La Coupe du monde fut super.  Je venais de terminer mon dernier examen de premier cycle quelques jours auparavant, alors toute la semaine fut assez joyeuse.  La course même s'est avérée presque parfaite.  Le parcours était plat et rapide.  Les conditions étaient idéales avec une légère pluie qui tombait.  J'ai débuté de façon assez conservatrice et me suis placé à 15-20 m derrière le gros groupe de 30.  À 10 km, j'étais en 32ème place, venant juste de dépasser un gros groupe, et je savais que j'allais plus vite que ceux qui se trouvaient devant.  À ce point, je savais que le record serait battu, mais je ne savais pas qui allait l'obtenir puisque j'étais le 3ème Canadien.  Avec Inaki et Ben, le groupe de tête comportait quelques-uns de mes plus grands rivaux, alors, je me suis concentré à les rattraper, ce que j'ai pu faire avant le km 15.  Au cours du dernier 5 km, ce fut un peu ardu, mais j'ai pu en dépasser quelques-uns qui ne tenaient plus la cadence.  Le dernier kilomètre fut particulièrement plaisant, puisque qu'Inaki et moi nous trouvions côte-à-côte.  La chance était de mon côté et j'ai pu le devancer à la ligne et obtenir le record.  Voir les trois de nous terminer si près l'un de l'autre fut fantastique!  Nous n'avions vraiment pas idée d'où nous nous trouvions en tant qu'équipe, mais nous savions que ce serait près d'une médaille.  Lorsque que nous avons su que nous étions 4èmes par seulement 1 point, ce fut assez contrariant.  Mais seulement jusqu'à ce que nous ayons le temps d'y penser : « Merde!  Nous sommes 4èmes! »  Ce fut un grand pas vers l'avant pour Race Walk West vers le but ultime de domination mondiale. 

AC : Quel est le rôle qu'une telle épreuve en salle joue dans votre préparation, pour une année qui comprend les Jeux panaméricains et le Championnat du monde? 

ED : Cette épreuve en salle sera un test plaisant de début de saison pour voir comment les choses progressent en entraînement.  J'arriverai à Montréal suite à 3 semaines d'entraînement à San Diego.  Alors, ce sera le point culminant de ce bloc d'entraînement. En ce qui concerne la préparation pour les Jeux panaméricains et le Championnat du monde, ce n'est pas vraiment gros puisque 5 km ne représente qu'une portion minime d'un 50 km.  Mais, le fait que nous concourons dans un des moments forts de la fin de semaine, ce sera formidable de donner un spectacle à tous les spectateurs.  C'est quelque chose que je n'aurais pu imaginer lorsque j'ai commencé à marcher de façon compétitive il y a 10 ans.  Être une épreuve vedette au lieu d'une arrière-pensée est vraiment un grand honneur.  Ultimement, j'espère que nous pourrons intéresser au moins un jeune dans la foule qui posera des questions sur la marche.  Ça en vaudrait la peine! 

AC : Est-ce que vous concentrez sur des éléments spécifiques de votre technique ou condition pendant l'hiver et au courant de cette année? 

ED : Depuis l'épreuve (50 km en décembre), j'ai pu profiter de temps libre bien mérité.  Mon entraînement pour 2014 avait commencé en octobre 2013 et s'est terminé en décembre avec très peu de temps libre.  Ce fut important pour moi de prendre un bon long repos et de me rafraichir mentalement et physiquement. En 2015, je travaillerai à améliorer quelques problèmes techniques concernant les genoux, ce qui me permettra de concourir avec plus de confiance et de ne pas m'inquiéter à propos de reconnaître certains avertissements.  Du point de vue conditionnement, je vise devenir plus fort maintenant.  Alors je serai dans le gym et ferai beaucoup de kilométrage une fois de retour à l'entraînement à la mi-janvier. 

AC : Avez-vous déjà passé du temps à Montréal?

ED : Ceci représente mon premier séjour à Montréal.  J'ai bien hâte et planifie rester un jour de plus après la compétition afin de profiter de la chance de visiter un peu. La dernière fois que j'ai dû parler français fut en huitième année, et j'ai passé de justesse avec 49,6%.  Ce sera définitivement intéressant. 

AC : Quels sont vos buts pour 2015?

ED : Du point de vue compétition, mes buts de cette année sont de remporter une médaille aux Jeux panaméricains et de terminer parmi les 10 premiers au Championnat du monde.  Du point de vue développement, je travaillerai à améliorer ma force et mon endurance.  Une de mes sessions clés est une marche de 40-45 km le matin avec un 10 km tempo durant l'après-midi.  Alors, je dois m'attendre à passer à travers quelques-unes de ces sessions au cours de la saison. 

-AC-

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