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«JE N'ARRIVE PAS À DÉCRIRE COMMENTJE ME SENS TELLEMENT C'EST FORT» - Alex Genest

«JE N'ARRIVE PAS À DÉCRIRE COMMENTJE ME SENS TELLEMENT C'EST FORT» - Alex Genest

2015-07-21

Par Sportcom

Montréal - De retour sur le circuit après un arrêt de quatre mois l'été dernier, le Québécois Alex Genest est monté sur la deuxième marche du podium de l'épreuve du 3000 m steeple, mardi, aux Jeux panaméricains.

L'athlète de 29 ans a enregistré un chrono de 8 min 33,83 s, devançant l'Américain Cory Leslie (8 min 36,83 s) vers la fin du dernier tour. Son compatriote canadien Matt Hughes a triomphé en 8 min 32,18 s.
 
Cette médaille d'argent est un beau cadeau pour Genest. « C'est incroyable d'avoir pu courir ici devant ma famille. Tout le monde était là. Mon plus jeune fils a eu un an aujourd'hui (mardi) en plus. C'est spécial de vivre tout ça en même temps. C'est beaucoup d'émotions. Je n'arrive pas à décrire comment je me sens tellement c'est fort », a dit Genest.
 
Porté par la foule, le Québécois a connu toute une fin de course, devançant Leslie lors de son dernier passage au-dessus de la rivière. «J'ai utilisé toute l'énergie des partisans. Je voyais que Leslie tanguait de chaque côté et je me disais : Bon, ça y est. Je pense que ça s'en vient. Je dois juste être patient. Et puis, il a eu un mauvais passage à la rivière et moi j'ai eu un très bon passage et je me suis dit que c'était fait. Après, j'ai juste laissé la foule m'emporter jusqu'à la ligne d'arrivée et j'étais vraiment, vraiment content », a raconté l'athlète de Lac-aux-Sables.
 
« Le fait que lui ralentissait et que moi je voulais le rattraper a fait la différence. Une belle attaque de la rivière, ça donne vraiment une propulsion pour le dernier droit. C'est exactement ce que j'ai essayé de faire et ça a fonctionné », a-t-il ajouté.
 
L'Américain, de son côté, savait que Genest s'approchait de lui de plus en plus en fin de course. « Je le savais qu'il arrivait parce que j'entendais la foule. Plus il s'approchait, plus elle criait », a indiqué le médaillé de bronze.
 
La course ne pouvait pas mieux se dérouler pour le Québécois qui a exécuté son plan de match à la lettre. « En fait, nous avions décidé de diviser la course en trois. Au premier kilomètre, l'objectif était de prendre le rythme et d'être confortable dans le peloton de tête pour voir comment ça se passait. Au deuxième kilomètre, c'était de simplement couvrir toutes les attaques qui allaient être faites, ce que j'ai fait assez facilement, car en fait il n'y en a pas eu beaucoup. Finalement, advienne que pourra au dernier tour. J'avais prévu tout donner et ça s'est passé presque exactement comme je voulais. »
 
« Il y a Matt Hughes qui a fait son truc et qui a pris beaucoup d'avance, mais je savais qu'il allait le faire. Il a une stratégie assez spéciale. Je savais que ça s'en venait. Il est parmi les meilleurs au monde et ça paraît. J'ai encore des petites croûtes à manger avant les mondiaux », a poursuivi Genest qui s'est qualifié pour les Championnats du monde qui auront lieu à Pékin au mois d'août, grâce à une deuxième place aux Championnats canadiens plus tôt cette saison.
 
Avant la course, Alexandre Genest a ressenti beaucoup de pression. « C'était assez stressant. J'ai su gérer la pression comme j'ai pu et hier, j'ai eu un petit moment de panique. Je me suis finalement assis avec mon entraîneur et nous avons revu ce qu'il fallait que je fasse. Je voulais une médaille. C'est sûr que j'en voulais une, mais il fallait dissocier la médaille du processus. Il fallait que je me concentre sur ce que j'avais à faire pour avoir cette médaille. Ça a été très mental comme préparation, malgré que la préparation physique doit être là, peu importe. »

Le coureur expérimenté a connu une année difficile en 2014. Il a dû prendre un congé forcé de quatre mois pour se remettre d'un épuisement professionnel.

« J'ai cessé de m'entraîner le 31 mai 2014 et j'ai recommencé à la mi-septembre, puis la machine s'est vraiment ouverte en novembre. Nous avons peur de prendre du repos en tant qu'athlètes, mais de voir que le repos que j'ai pris a peut-être payé aujourd'hui, c'est motivant. La force est revenue ! Évidemment, c'est un long processus de retour. Quatre à cinq mois, ça ne semble pas être un long arrêt, mais c'est énorme dans le monde de l'athlétisme. Surtout quand on rate une grosse saison », a expliqué celui qui avait terminé 13e aux Jeux olympiques de Londres.
 

Dorcelus 15e au saut en longueur

En matinée, Stevens Dorcelus a pris le septième rang dans le groupe B des qualifications du saut en longueur grâce à un bond de 7,40 mètres.
 
Son saut, réussi à son premier essai, ne lui a toutefois pas permis de se qualifier pour la finale, qui sera disputée mercredi soir.
 
Le Montréalais, qui a mordu à sa deuxième tentative et sauté 7,04 mètres à sa troisième, devra se contenter du 15e échelon.
 
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Rédaction : Alexandra Piché

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