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#MERCI COACH SYLVAIN CLOUTIER

#MERCI COACH SYLVAIN CLOUTIER

2015-09-24

par Laurent Godbout

Dans le cadre de la Semaine nationale des entraîneurs, la FQA rencontre cette semaine des entraîneurs québécois et veut souligner leur contribution essentielle au développement de nos athlètes et de l'athlétisme québécois. Aujourd'hui, nous vous présentons Sylvain Cloutier, entraîneur au club d'athlétisme de l'Université Laval. Faites comme nous et dites #MerciCoach!


Sylvain, depuis combien de temps es-tu en athlétisme?

J'ai commencé au début des années 2000 à l'école secondaire Roger-Comtois à Québec. Mais même avant, j'avais un ami au primaire qui voulait essayer l'athlétisme en arrivant au Secondaire I. Deux ans après, il n'était plus là mais moi j'ai continué.

Mais quand es-tu devenu entraîneur?

J'avais seulement 16 ans! À Roger-Comtois, Vincent Paquet quittait pour être entraîneur à l'université Laval et m'a demandé si je voulais le remplacer. J'ai démarré un club scolaire, le club Mistral, qui était l'ancêtre du club Québec Endurance. J'ai continué à coacher pendant mes études au cegep et à l'université. C'est à cette époque qu'on a initié plusieurs bons coureurs à l'athlétisme comme Jean-Samuel Lapointe et Emmanuel Boisvert.

Tu n'as pas toujours été à Québec...

En 2007, j'ai obtenu un mandat pour diriger l'équipe de la Côte-Nord aux Jeux du Québec à Sept-Iles. C'était un poste pour l'été seulement et je devais aussi  m'occuper de la sélection régionale et du club d'athlétisme de Sept-Iles. J'ai adoré la région et j'y suis resté pendant quatre ans. On avait un petit groupe l'été surtout et j'ai beaucoup aimé l'expérience.

Et quand es-tu revenu à Québec?

En 2011, Félix-Antoine Lapointe était nommé entraîneur-chef du Rouge & Or et du Club d'athlétisme de l'université Laval et il m'a offert de devenir entraîneur adjoint. Ce n'était pas un poste à temps plein mais je prenais aussi des contrats en entraînement privé.

Quelles sont tes responsabilités?

Au début, j'assistais Félix dans les entraînements du groupe universitaire mais je m'occupais surtout d'une vingtaine d'athlètes dans le club de développement. Il y avait dans ce groupe les universitaires qui n'avaient pas encore les standards pour être au Rouge & Or, les athlètes encore au cégep et des cadets et juvéniles. Aujourd'hui, le groupe de développement compte une soixantaine d'athlètes sous ma supervision et je dois aussi cumuler des tâches d'administration et d'organisation de compétitions du club.

Tu ne vis pas de frustration d'être un adjoint?

Non, pas du tout. J'ai une part importante dans le développement des athlètes et du club. Ce n'est pas frustrant, je vois les athlètes performer et monter au niveau où on veut les amener. Par exemple, je m'occupe de Catherine Beauchemin depuis son entrée dans le club. Au début, on y allait progressivement avec elle et dans la dernière année elle s'est entraînée pour les Mondiaux Jeunesse et a fait l'équipe. On a mis plusieurs athlètes sur les équipes du Québec en cadet et à la Légion. On fait un travail de développement avec des jeunes comme Jean-Simon Desgagnés, Henri Lebel ou Anne-Marie Petitclerc, qui ont tous été à la Légion.

À quel moment un athlète est-il pris en charge par Félix?

On s'asseoit ensemble et on discute de chaque cas. Si ça fonctionne bien pour un athlète avec mon groupe, l'athlète reste avec le même coach. Félix me laisse carte blanche pour décider qui va aller avec son groupe de performance. Si je dis à Félix que je pense que quelqu'un n'est pas prêt, je le garde. Cette année, il y a au moins trois athlètes du groupe de développement qui passent à l'autre groupe. Nous avons évalué par exemple s'il fallait changer Catherine Beauchemin de groupe et nous avons décidé d'être patient et qu'elle continue à se développer avec mon groupe. En revanche, on oblige personne à changer de groupe.

Vous devez quand même être sur la même longueur d'ondes pour votre philosophie d'entraînement?

Oui, on partage pas mal la même façon de penser l'entraînement. Parfois, ce sont les moyens qui sont différents. Je fais mes propres programmes d'entraînement, je décide de la planification annuelle des athlètes de mon groupe. On a quelques réunions d'entraîneurs où on décide ensemble de notre calendrier. On essaie de se coordonner mais je suis libre de faire ce que je veux.

Quelles sont tes épreuves préférées?

Je suis plus confortable en demi-fond, tant pour la planification que la technique, mais j'aime le sprint. J'aime bien travailler la technique avec les sprinteurs. J'essaie de suivre des formations pour m'améliorer mais c'est difficile de trouver des fins de semaine libres avec toutes les heures qu'on passe à l'entraînement et aux compétitions.

Tu as déjà vécu l'expérience de démarrer un club. Quels avantages vois-tu aujourd'hui d'être intégré au CAUL?

C'est beaucoup de travail de partir un club. Ici, je peux utiliser les infrastructures offertes par le PEPS, qui est le plus gros centre sportif au Canada. On peut investir dans la qualité de l'entraînement et il y a beaucoup de personnel de soutien du SAS (Service des activités sportives). Je peux toujours trouver quelqu'un ici pour répondre à mes questions.

Quels sont tes critères de succès ou quels objectifs veux-tu atteindre comme entraîneur?

On veut mettre de plus en plus de monde sur les équipes du Québec et les équipes canadiennes. On voudrait augmenter ça d'année en année. Par exemple, en 2016 on pense pouvoir placer des athlètes pour les Mondiaux Juniors. On veut voir nos athlètes progresser et arriver avec le sourire à l'entraînement. C'est aussi ça le salaire du coach!

Tu dois combler ta tâche d'entraîneur par d'autres tâches. Crois-tu un jour pouvoir ne vivre que du travail d'entraîneur?

Que je sois payé juste pour coacher? Je ne crois pas que ça arrive de sitôt. Je fais du coaching privé, je travaille à l'organisation de courses ou d'événements scolaires. Je le souhaiterais bien mais je suis réaliste.

En terminant, les succès de Charles Philibert-Thiboutot ont sûrement eu un impact sur le club?

C'est difficile à dire. Le nombre de nouveaux athlètes se maintient. Par contre, il y a un effet positif sur le recrutement de l'équipe universitaire. Les succès de Charles attirent les athlètes de l'extérieur, ça c'est sûr.

#MerciCoach

 

 

 

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