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FARAH JACQUES, ATHLÈTE DU MOIS D'AVRIL, À UN CENTIÈME DU STANDARD OLYMPIQUE

FARAH JACQUES, ATHLÈTE DU MOIS D'AVRIL, À UN CENTIÈME DU STANDARD OLYMPIQUE

2016-05-04

Par Laurent Godbout

Montréal ( 3 mai) - En ce début de saison olympique, bien des athlètes voient la dure réalité prendre le dessus sur leur ambition d'être aux Jeux. Pour la sprinteuse québécoise Farah Jacques, la flamme brûle toujours et le rêve de participer aux Jeux de Rio est encore bien possible. Avec un record personnel de 23.21 sec. réalisé au 200 mètres des Florida Relays le 31 mars dernier, Farah Jacques, 26 ans, est à un centième du standard olympique. Cette performance lui vaut le titre d'Athlète du mois d'avril de la FQA. Nous lui avons parlé alors qu'elle était à Lynchburg, en Virginie, avant qu'elle ne participe à une autre compétition printanière.

Farah, 23.21 c'est un gros record personnel. Étais-tu surprise de produire un tel résultat si tôt en saison?

J'ai été surprise surtout parce que je ne pouvais pas voir le tableau indicateur. Je croyais avoir fait 23.4, je ne pensais pas que c'était un PB. Quand j'ai vu le temps sur le panneau, j'ai dit «Oh, my God!». Au début, je n'avais pas le vent, mais finalement, c'était légal. J'ai été surprise, mais avec les entraînements que j'avais fait cette année, j'étais en confiance. Je n'ai eu aucune blessure, la force était là. Je savais que j'étais en forme, mais peut-être pas pour une performance si tôt.

Est-ce que ce résultat t'oblige à réviser tes objectifs?

Non. Depuis le début de l'année, j'ai toujours comme objectif de faire le standard olympique du 200 mètres et de terminer parmi les 3 premières aux championnats canadiens. Je ne changerai pas mes plans. Avec mon coach (Glenroy Gilbert), on a commencé la saison avec des compétitions de deux ou trois épreuves. Au Florida Relays, j'ai fait le 200 et un relais 4 x 400 mètres. À Baton Rouge, j'ai fait 400, 200 et 4 x 400 mètres. Mon endurance est meilleure que jamais.

Est-ce que tu vas courir toutes courses encore bien longtemps?

Non. Aujourd'hui à Lynchburg, je ne fais que 200 et 400 mètres, mais après cette semaine, j'aurai une pause de quelques jours et ensuite on commencera à concentrer sur le 200 mètres surtout. Il était trop tôt pour penser à la performance. Ça va venir plus tard en saison.

Tu es présentement classée 1re au pays au 200 mètres. Selon toi, quelles sont les chances que tu demeures parmi les trois premières d'ici la fin de la saison?

Pour moi, elles sont élevées. Je pense que je pourrai encore faire mieux. J'ai fait 52.18 dans un relais et ça m'a vraiment donné confiance.

Il se peut que tu ailles aux Jeux olympiques, mais il se peut aussi que ça n'arrive pas. Pour toi, est-ce que c'est une question «do or die»? Que feras-tu si tu n'y arrives pas?

Mmmmm! Si tu m'avais posé la question il y a deux ou trois ans, j'aurais dit oui. J'aurais probablement pensé que ce serait la fin si je n'y suis pas. Mais aujourd'hui, je vois qu'avec le travail que j'ai fait et la progression qui est encore là, je me dis que si ça ne marche pas maintenant, je pense quand même continuer. Je vois quand même qu'à 27 ans, je peux encore m'améliorer. Faudrait vraiment que je sois brevetée (par Sport Canada), ça m'aiderait.

Tu sembles être plus confiante que jamais?

Oui, je me suis entraînée à fond. Après chaque entraînement, quand on finit, on se dit qu'on est capable de le faire, les temps sont bons et ça donne confiance. Mais quand on arrive à la compétition et qu'on valide ce qu'on a fait à l'entraînement, c'est comme un nouveau point de départ. C'est un très bon signal.

Tu étudies à l'Université du Québec en Outaouais. Dans quel programme?

Je suis en enseignement secondaire. Cette année, j'ai réduit ma charge de cours pour pouvoir faire plus à l'entraînement et en compétition. Je prévois graduer l'an prochain, mais il me reste deux stages à faire. Je vais continuer à temps partiel, surtout si je vais aux Jeux ou si je suis brevetée.

Peux-tu nous parler de ton coach Glenroy Gilbert? Est-ce que le fait qu'il soit revenu comme coach des relais de l'équipe nationale change quelque chose pour toi?

Euh, Glenroy Gilbert est un coach assez sévère! Il ne passe pas par quatre chemins pour pour te dire ce qu'il attend de toi. Il y a quatre ans, quand je lui ai dit que je voulais aller plus vite et faire les Jeux olympiques, il m'a dit que si j'étais prête à faire le travail, il pouvait m'aider. Lorsque tu arrives à un entraînement, tu dois le faire. Il n'y a pas moyen de faire autrement. C'est ce que j'aime, il m'aide à rester concentrée, c'est sérieux. Ça m'empêche de m'évader. J'ai confiance en lui. Pour ce qui est de son rôle avec l'équipe canadienne, ça ne change rien pour moi. Je dois faire les standards et je n'aurai  certainement pas de passe-droit.

Bonne chance et on se voit aux championnats canadiens!

Merci.

 

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