Fédération Québécoise d'Athlétisme

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#MERCICOACH MIKE STRANGE

#MERCICOACH MIKE STRANGE

2016-09-19

par Laurent Godbout

Dans le cadre de la Semaine nationale des entraîneurs du 17 au 25 septembre, la FQA rencontre cette semaine des entraîneurs québécois et veut souligner leur contribution essentielle au développement de nos athlètes et de l'athlétisme québécois. Aujourd'hui, nous vous présentons Mike Strange, entraîneur au Club d'athlétisme Les Kilomaîtres de LaSalle. Faites comme nous et dites #MerciCoach!

Mike, il me semble que ça fait très longtemps que tu es en athlétisme. Est-ce qu'on se trompe?

Non, vous avez raison. Ça fait un bon moment! J'ai commencé alors que j'étais enseignant à la Commission scolaire Sault Saint-Louis. J'ai enseigné l'éducation physique pendant 34 ans dans quatre écoles différentes. En réalité, j'ai commencé à m'occuper des jeunes en athlétisme en 1977. À l'époque, j'étais sur les équipes du Québec et du Canada en canoë-kayak et c'est M. Fritz Prévost du club de course à pied Les Kilomaîtres de La Salle qui m'a fait essayer la course.

Mais le club n'avait pas de section «athlétisme» à l'époque?

Non, pas vraiment. On a fait de l'athlétisme scolaire pendant plusieurs années et Jacques Chapdelaine, qui était au Lac St-Louis à l'époque, nous a aidé à démarrer la section athlétisme en 1999. Depuis ce temps, nous avons développé plusieurs jeunes en athlétisme et on eu de bons résultats aux championnats provinciaux dans les catégories de minimes à juvénile et plusieurs médaillés à la Légion. Au cours des dernières années, on a eu plusieurs athlètes sur les équipes du Québec.

Quels sont les principes à la base de ton engagement comme entraîneur?

En premier lieu, je crois au coaching bénévole. J'ai appris au cours de mes années en canoë-kayak que le coaching bénévole était la voie à suivre. J'avais trop souvent vu des chicanes causées par l'argent. Je préfére la transparence du bénévolat, comme ça personne ne pense qu'il y a des «deals» entre moi et les athlètes ou les parents. Je crois aussi que pour aider les enfants, il ne faut pas se gêner pour demander l'aide des parents. Parfois, les parents ne sont d'aucune aide, parfois ils sont bien heureux d'être impliqués. J'en vois trop qui s'ennuient sur un banc à regarder leurs enfants.

Quelle est ta philosophie dans le développement d'un jeune athlète?

Je dis aux jeunes d'essayer toutes les épreuves. Surtout lorsqu'ils ont moins de 12 ans. Je leur dis, venez une fois par semaine pour vous amuser à l'entraînement du club. Jusqu'à l'âge de 15 ans, je les encourage à pratiquer un autre sport. À partir de l'âge de 16 ans, s'ils sont encore dans deux sports, il faut penser à choisir parce qu'ils seront restreints dans leur progression.

Vous avez aidé au développement de plusieurs bons jeunes au cours des dernières années. On parle ici de Jorden Savoury, DeOndra Green, Lucanus Robinson, et plusieurs lanceuses comme Parfaite Moussouenga pour ne nommer que ceux-là. Vous n''hésitez pas à les confier à d'autres entraîneurs ou d'autres clubs...

C'est vrai, Lorsqu'un athlète atteint un certain niveau, nous n'avons pas de problèmes à les laisser s'entraîner avec un coach d'un autre club ou les laisser joindre un autre club. Nous le faisons dans l'intérêt de l'athlète d'abord et non du nôtre. Nous avons beaucoup de jeunes dans le club et nos entraîneurs sont capables de faire un très bon travail. Mais si nous ne pouvons pas consacrer plus de temps à un athlète ou que nous voyons que sa motivation n'est pas ce qu'elle pourrait être, nous allons l'aider à continuer que ce soit avec nous ou ailleurs. Nous avons beaucoup de collaboration avec les entraîneurs en lancers qui ont été très ouverts à aider nos jeunes.

Qu'est-ce qui est le plus gratifiant pour toi dans ton rôle de coach?

Pour moi, il y a certains moments qui peuvent paraître bien simples. Tiens, je pense par exemple à cet été lorsque les lanceuses du club m'ont dit qu'elles allaient m'offrir un cadeau d'anniversaire au championnat de la Légion. Et bien, elles ont terminé 3e, 4e et 6e au marteau. C'était ça le cadeau! Ma récompense, c'est aussi lorsque l'athlète m'appelle pour me dire qu'elle vient d'être sélectionnée pour une équipe du Québec. Ça fait très plaisir de les voir réussir quelque chose.

Tu as été enseignant tellement longtemps. Maintenant que tu es à la retraite, est-ce que c'est plus difficile de recruter des jeunes pour l'athlétisme?

Ça fait quatre ans que je n'enseigne plus mais je suis encore très occupé. À la fin de ma carrière de prof, j'étais un peu découragé de mon école. Je recevais beaucoup d'appels de jeunes et de parents venant d'autres écoles. Il y a beaucoup de jeunes qui veulent faire de l'athlétisme. Pour ne donner qu'un exemple, nous avons beaucoup de joueurs de football à LaSalle. Et bien, je rencontre souvent des parents de ces joueurs qui ont des soeurs qui ne savent pas qu'elles peuvent faire de l'athlétisme. Les parents sont bien contents quand on leur offre de pratiquer l'athlétisme.

Je passe quinze heures par semaine aux entraînements du club, sans compter les compétitions. C'est bon pour ma santé et je veux continuer à prendre soin de moi. Comme on dit en anglais, I'm retired but I'm not tired! 

 

 

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