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#MERCICOACH ANNE-MARIE FORTIN

#MERCICOACH ANNE-MARIE FORTIN

2016-09-20

par Laurent Godbout

Dans le cadre de la Semaine nationale des entraîneurs du 17 au 25 septembre, la FQA rencontre cette semaine des entraîneurs québécois et veut souligner leur contribution essentielle au développement de nos athlètes et de l'athlétisme québécois. Aujourd'hui, nous vous présentons Anne-Marie Fortin, nouvelle entraîneur-chef de l'équipe universitaire des Inuks de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Faites comme nous et dites #MerciCoach!

Anne-Marie, avant qu'on parle de ta récente nomination à l'UQAC, est-ce qu'on peut en savoir plus sur ton cheminement sportif et à savoir comment es-tu devenue coach en athlétisme?

J'ai d'abord pratiqué la gymnastique, de l'âge de 4 à 12 ans. J'étais trop souvent blessée et je m'étais fait dire par mes amis que je courais pas mal vite! J'ai donc choisi de pratiquer l'athlétisme au secondaire à Jonquière avec Jean-Marc Normandin comme entraîneur. Après quelques années, j'ai eu besoin d'aller chercher un nouveau défi et je me suis jointe aux Mustangs de Chicoutimi. C'est là que j'ai commencé à travailler comme entraîneur. Mais au fond, même quand j'étais athlète, j'ai toujours eu un côté coach en moi. J'ai 27 ans et ça fait 14 ans maintenant que le coaching est dans ma vie.

Tu as donc poursuivi le travail d'entraîneur tout au long des tes études collégiales et universitaires?

Oui, en première année au Cegep, j'entraînais des jeunes du scolaire au Sec. 3 et 4. Le coaching a toujours fait partie de ma vie. J'ai suivi des stages et j'ai entraîné au soccer, en gymnastique et en athlétisme. J'ai toujours poursuivi mon perfectionnement d'entraîneur dans les programmes du PNCE en parallèle avec mes études en kinésiologie.

Tu as surtout travaillé au niveau scolaire?

J'ai été pas mal impliquée avec les Mustangs, qui est le club scolaire de l'école secondaire Dominique-Racine mais j'ai également travaillé pour le club civil durant les saisons d'été. Aujourd'hui, je peux dire que j'ai aussi appris de mon expérience d'athlète. Je considère que c'est un avantage important d'avoir été athlète et ça m'a beaucoup aidé à définir quelle sorte d'entraîneur je voulais être.

Où trouves-tu ta motivation?

Pour moi, c'est que tu redonnes toujours aux autres. Tu permets aux gens de se développer et de se réaliser comme individu et comme sportif. À chaque année, on voit des jeunes réaliser des objectifs et on est là avec eux pour les accompagner.

Toujours penser aux autres avant de penser à soi, ça doit être difficile?

Ça dépend... Il faut garder la tête froide. Même si on travaille pour le succès des athlètes, on est capable aussi de se donner une tape dans le dos de temps en temps. C'est sûr qu'on doit s'oublier souvent mais on est pas obligé d'être frustré pour ça.

Tu viens d'être nommée entraîneure-chef de l'équipe de cross-country et d'athlétisme universitaire de l'UQAC. Toutes nos félicitations. Quel sera ton plus important défi?

Le plus important pour moi, ce sera de développer une organisation des horaires des athlètes-étudiants qui leur permettra de demeurer le plus longtemps possible dans le programme universitaire. Certains athlètes seront ici pour un an, d'autres peut-être pour cinq ans. Il faut qu'on puisse leur offrir les services qui les inciteront à demeurer ici et à s'entraîner régulièrement. L'autre objectif, c'est de créer un sentiment d'attachement au programme des Inuks. Cet esprit d'appartenance, combinée à une meilleure offre de services, viendra encourager la persévérance et on espère en devenir plus compétitifs.

Est-ce que vous êtes en mesure d'offrir des services qui rendront votre programme plus attrayant?

Nous sommes encore en développement, mais nous avons les physios, les chiros et en tant que kinésiologue, j'ai énormément de contacts dans la région pour offrir le meilleur encadrement possible. On peut aider les athlètes à poursuivre leur développement athlétique dans un environnement qu'ils connaissent bien. Dans certains cas, il peut y avoir de nombreux avantages à voir ces athlètes demeurer près de leur famille.

Le talent régional est là, on le voit bien aux Jeux du Québec ou aux championnats scolaires. Comment faire pour développer ce talent?

D'abord, il faut un bon suivi au niveau des études. Ensuite, il faut être capable des les encadrer plus longtemps. Et finalement, je dirais qu'il faut qu'ils puissent continuer à utiliser les infrastructures. La piste d'Arvida est importante pour nous et les athlètes aiment bien s'y entraîner. On a donc besoin d'établir un lien de confiance avec ces jeunes talents et les amener à aller plus loin dans l'entraînement.

Pour revenir à l'UQAC, quel genre d'équipe veux-tu avoir?

On veut développer une équipe rigoureuse avec des athlètes impliqués. On veut que ceux et celles qui font le cross-country poursuivent leur entraînement pour l'athlétisme en hiver et les garder 3 ou 4 ans dans le programme. On veut amener les athlètes vers des réalisations personnelles.

 

 

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