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EMY BÉLIVEAU, LANCÉE VERS DE NOUVEAUX SOMMETS

EMY BÉLIVEAU, LANCÉE VERS DE NOUVEAUX SOMMETS

2017-03-24

Par Laurent Godbout

Montréal - Emy Béliveau vient de conclure une saison hivernale du tonnerre. Des records personnels un à la suite de l'autre au 60 et 300 mètres, un titre national universitaire, la sprinteuse du club d'athlétisme Rive-Sud, étudiante-athlète du Vert et Or de l'université de Sherbrooke, commence à sortir de l'ombre. Ses excellents résultats lui valent donc d'être nommée notre athlète du mois de mars de la FQA. Emy Béliveau est vraiment lancée vers de nouveaux sommets.

Emy, qu'est-ce qui t'as le plus satisfait dans toute cette belle saison en salle que tu viens de terminer?

Je suis vraiment contente de plusieurs choses. J'avais comme objectif de faire de meilleurs entraînements, de travailler plus fort en musculation, d'améliorer mes blocs de départ et d'améliorer mes entraînements longs. Je suis bien contente d'avoir pu améliorer tous ces points.

Avais-tu des objectifs précis en compétition avant la saison?

Je voulais améliorer mes temps au 60 mètres et au 300 mètres et me classer pour le championnat canadien (universitaire). Tout ce que j'ai fait à l'entraînement m'a aidé à atteindre mes buts et je pense que ça va aussi m'aider pour l'été prochain dans mes courses de 100 et 200 mètres.

Tu as amélioré ton record personnel de 7.54 à 7.40 au 60 mètres et tu réalisé des records personnels au 300 mètres. Qu'est-ce que cela t'indique pour la saison estivale qui vient?

Je me sens maintenant plus près de mon objectif d'été et je vise de faire les FISU (ndlr - Jeux mondiaux universitaires). J'ai confiance parce qu'au départ, je visais une place parmi le top 3 au championnat canadien. Mais après tous les records personnels, mes temps qui n'arrêtaient pas de baisser, je pense que les FISU sont très réalisables. Il y a présentement une fille aux USA qui est éligible et je pense être dans la course pour faire l'équipe. L'été dernier, j'ai fait un peu mieux que le standard de 11.75 et il faut maintenant que je soit parmi les deux premières pour la sélection.

Comment as-tu approché le championnat canadien universitaire à Edmonton?

Je voulais suprendre. Même si j'étais à mon année recrue, je voulais prouver que c'était possible de finir première. Autour de moi, tout le monde me disait de ne pas trop me mettre de pression mais je n'ai pas vraiment fait ça! Je suis restée dans ma bulle et tout a bien fonctionné.

Les Universiades et les Jeux du Canada sont rapprochés au calendrier l'été prochain. Si tu devais choisir entre les deux, que ferais-tu?

Je veux faire les deux. Ce n'est pas conflictuel.

Est-ce que les équipes sont plus importantes que les temps?

Depuis que j'ai commencé à faire de l'athlétisme, j'ai toujours eu pour objectif de faire des équipes. C'est sûr que j'ai des objectifs pour mes temps. Entre les deux, il n'y a pas vraiment de choix à faire. Il faut que les deux arrivent.

Tu termines bientôt ta première année universitaire. Tu étudies en quoi?

Je suis en Éducation physique. L'adaptation à Sherbrooke a été excellente. Je me suis habituée rapidement. Tout est bien coordonné ici pour les études et l'entraînement. J'avais un bon horaire et ce n'était pas drastique comme changement pour moi. Je partais de St-Jean pour Sherbrooke, c'est un environnement semblable pour moi et j'avais déjà l'habitude de me rendre à Sherbrooke.

Au niveau des entraîneurs, il devait sûrement y avoir une coordination entre ton entraîneur du club et l'université?

Mes deux entraîneurs de club au CARS, Pier-Alexandre Lepage et Steve Morin ont travaillé ensemble avec Yves Roy au Vert au Or et j'ai eu un très bon encadrement. Nous allons poursuivre cette collaboration pour la saison d'été. Ça marche bien.

Tu veux aller aux FISU, mais quels sont tes objectifs de chronos sur la piste?

Au 100 mètres, j'ai comme objectif 11.50 et 23.90 au 200. 

C'est assez clair ton affaire! Comment vois-tu ta progression pour les quatre prochaines années?

Quand je veux atteindre un objectif, je travaillerai pour l'atteindre. Tant et aussi longtemps que je n'y serai pas arrivée, je n'arrêterai pas. Je pense que je peux aller aux Championnats du monde et aux Jeux olympiques un jour. Ça peut être en 2020 ou en 2024.

Les jeunes athlètes ont souvent de la difficulté à voir comment ils pourront atteindre la maturité après plusieurs années d'entraînement. Ça fait plusieurs années que tu cours et tu commences à recueillir le fruit de ton travail. Comment ça s'est passé pour toi?

Quand j'étais cadette, je gagnais beaucoup de courses. C'était super facile. J'avais gagné quatre médailles aux Jeux du Québec. Après cela, en juvénile, ça été plus difficile. Je n'ai pas «performé». J'ai quand même continué et j'ai repris le moral. À ce moment-là, tu ne penses pas à plus tard, tu veux que tout fonctionne tout de suite même si tu as tellement de temps devant toi. J'ai eu beaucoup de support de mes coachs au CA Rive-Sud. Ils m'ont parlé, ils m'ont encouragé et je n'ai pas arrêté d'y croire.

Qu'est ce qui t'attends dans l'immédiat?

Je pars dimanche pour un camp d'entraînement du groupe NextGen d'Athlétisme Canada en Floride, jusqu'au 2 avril. Je vais participer aux Florida Relays dans un 100 mètres et dans un relais. J'ai très hâte de participer à ce camp. Quand j'ai appris que j'étais invitée, j'étais très fière d'être dans la mire d'Athlétisme Canada. C'est une belle marque de confiance. Après ce camp, je retournerai en Floride pour le camp de printemps de mon club jusqu'au 24 avril. J'ai bien hâte.

Super! Tu vas même voir Andre De Grasse de près!

Oui. Juste d'être avec tous les sprinters de l'équipe canadienne, c'est très motivant.

Avais-tu des modèles d'athlètes quand tu étais plus jeune?

On a de bons exemples au Québec. J'avais participé à un camp lorsque j'étais plus jeune et Farah Jacques était là. On ne l'avait pas revu pendant un certain temps et puis elle est revenue. Elle a toujours persévéré et s'est rendue jusqu'aux Jeux olympiques. Ça m'a impressionné. Il y a aussi Kimberly Hyacinthe qui est au plus haut niveau depuis plusieurs années. Ce sont deux Québécoises et j'aimerais bien un jour faire comme elles.

Tu as sûrement reçu des offres pour des universités américaines. Qu'est-ce qui t'a fait pencher vers Sherbrooke?

Oui, j'ai eu des choix d'universités américaines, comme l'université de Reno au Nevada ou Guelph au Canada. J'ai été tentée par les États-Unis. L'aventure, c'est tentant, là-bas c'est différent, c'est une autre mentalité. Ils ont des budgets, des équipements, etc. Mais j'avais un peu peur d'être traitée comme un numéro. Ici, je suis très bien encadré, j'ai une bonne entente avec les entraîneurs et un bon environnement en général. Je ne me serais pas senti bien dans un milieu éloigné. Je suis près de chez moi, de ma famille et de mes amis. Je suis vraiment heureuse de mon choix.

On te souhaite beaucoup de succès et on a bien hâte de te voir l'été prochain.

Merci!

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